Une solidarité immédiate

"Le groupe Total déploiera tous les moyens possibles pour manifester sa solidarité aux victimes, à leurs familles et aux habitants de Toulouse frappés par la catastrophe."  Thierry Desmarest, Toulouse, 21 septembre 2001

 

Sans attendre de connaître les causes de l’explosion, le Groupe a déployé d’importants moyens pour répondre aux situations d’urgence, indemniser rapidement les victimes et lancer un plan de soutien au tissu économique local.

 

Une solidarité immédiate

Pour le Groupe, la priorité a été de répondre, dans les meilleurs délais, aux besoins des populations touchées par la catastrophe. Une mobilisation sans précédent, pour porter immédiatement assistance aux victimes, aux collectivités et aux entreprises, en supplément du versement des indemnisations. En trois ans, entre 2001 et 2004, plus de 75 actions solidaires ont été menées, pour répondre au plus près aux besoins de la population.

 

Création d‘un fonds de soutien aux actions d’urgence des collectivités

Au lendemain de l‘explosion, Total a mis à disposition des collectivités locales toulousaines un fonds doté de 10 millions de francs (environ 1,9 M d’euros), destiné à « soutenir l’effort exceptionnel, humain matériel et financier des collectivités locales dans les opérations de secours et d’assistance d’urgence aux victimes ». (Déclaration de Th. Desmarest, le 22 septembre 2001).

Création d’un fonds d’urgence aux victimes géré par la Croix Rouge

Pour compléter l’aide aux collectivités et venir en aide aux personnes les plus touchées par la catastrophe, Total a mis en place, dès le 28 septembre un fonds d’urgence de 20 millions de francs (environ 3,7 millions d’euros) directement géré par la Croix Rouge.

La Croix Rouge a mobilisé 1 400 bénévoles pour mener son action sur le terrain, pour des actions aussi diverses que la mise en place une aide d’urgence aux personnes gravement blessés, la distribution d’aides spécifiques au relogement des sinistrés ou l’assistance dans la rédaction des déclaration de sinistre des personnes non-assurées.

L’élan de solidarité des salariés du Groupe

Les salariés du Groupe se sont spontanément mobilisés en créant l’Association Solidarité Grande Paroisse, destinée à venir en aide aux victimes et leurs familles de victimes. Ils ont collecté 1,5 millions de francs, une somme que le Groupe a abondée pour la porter à 3 millions de francs (soit environ 500 000 euros).

Création d’un fonds solidarité énergie avec EDF-GDF

Le Groupe a pris en charge la totalité des surconsommations d’énergie des toulousains suite aux bris de leurs fenêtres, dans le cadre d’un fonds abondé à hauteur de 500 000 francs (environ 100 000 euros).

Accompagnement social spécifique et de long terme

Au sein d’un espace dédié à l’accueil des victimes, une cellule d’assistantes sociales a permis d’orienter les demandes et de suivre en continu les situations personnelles les plus difficiles.

Des cellules psychologiques ont également été déployées pour soutenir les salariés de Grande Paroisse et des sociétés extérieures directement touchés par la catastrophe.

Une aide à la continuité des entreprises

Différentes mesures ont été prises pour permettre aux entreprises implantées en voisinage du site de poursuivre leur activité, malgré les dégâts occasionnés par l’explosion :

  • Aide financière aux commerçants de la zone.
  • Trésorerie d’urgence pour les entreprises les plus touchées.
  • Mise en place et financement d’une cellule de reclassement pour les PME/PMI : 124 réorientations professionnelles.

Reclassement de la totalité des employés de Grande Paroisse

Négocié avec les partenaires sociaux, un plan social a été mis en place laissant le choix aux salariés entre une pré-retraite dès 50 ans ou un reclassement au sein des sociétés du groupe ou dans une autre entreprise.
Dès décembre 2002, l’ensemble des salariés était reclassé.

L’indemnisation des victimes

Afin d’organiser au plus vite l’indemnisation des victimes, Grande Paroisse a mis en place un dispositif d’envergure. 350 personnes ont été affectées à Toulouse pour la gestion du sinistre (expertise et règlement). Un an après la catastrophe, 92% des dossiers matériels étaient déjà soldés et 75% des indemnisations réglées.  Aujourd’hui, la quasi totalité des dossiers a été traitée, à 99% à l’amiable et plus de 2,3 milliards d’euros d’indemnisation ont été versés.

Des conditions d’indemnisation amiables d’exception 

La création du Comité de Suivi des Victimes (C.N.S.V), sous la présidence du ministère de la Justice, a permis de garantir l’expression des victimes et l’équité des réparations. Elle a abouti à la signature d’une convention nationale d’indemnisation, le 31 octobre 2001, avec les assureurs, la Chancellerie, l’Ordre des avocats et des experts instaurant une simplification des mécanismes et des procédures d’indemnisation, y compris pour les victimes qui n’étaient pas assurées.

 Le barème judiciaire très favorable

La reconnaissance du caractère exceptionnel du sinistre a offert une dérogation aux procédures habituelles : les indemnisations ont ainsi pu dépasser des plafonds de la sécurité sociale et être systématiquement basées sur le plus haut niveau du barème.  En outre, la reconnaissance d’un « préjudice supplémentaire spécifique », qui indemnise l’aspect collectif du sinistre, a abouti à un doublement des indemnisations des blessés les plus graves et des familles endeuillées.

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