Activités

Les pôles d'activité de Grande Paroisse

Les deux principaux domaines d’activité de la Société de la Grande Paroisse étaient les fertilisants et les produits industriels.

Les fertilisants étaient commercialisés sous le nom d’AZF. La gamme était composée de fertilisants azotés (ammonitrates, urée, solutions azotées, fertilisants foliaires) et de fertilisants composés (contenant de l'azote, du phosphore et de la potasse avec ou sans éléments secondaires).

Les produits destinés à l'industrie (nitrate d'ammonium, gaz carbonique, eau ammoniacale, urée technique, acide sulfurique…) étaient utilisés comme matières premières dans des secteurs d'activité très divers, tels que la chimie ou le textile.

Les principales productions de l'usine AZF de Toulouse

Les ateliers de production du site de Grande Paroisse Toulouse permettaient une intégration complète de la filière azote (ammoniac/urée/acide nitrique/ammonitrates) et une forte intégration en aval avec les unités d’Atofina sur les dérivés de l’urée : mélamine, colles, chlorocyanuriques.

Le plan de l’usine AZF Grande Paroisse de Toulouse. © Michel Berget

La filière azote valorisait le gaz naturel (méthane), énergie régionale produite et livrée par GSO (Gaz du Sud-Ouest), alors filiale à 50/50 de Gaz de France et TotalFinaElf.

Ce gaz naturel fournissait l’hydrogène nécessaire à la synthèse de l’ammoniac.

  • L’ammoniac était ensuite transformé en acide nitrique, puis en nitrates d’ammonium (ou ammonitrates). Une partie de cette production était vendue sous forme granulée comme engrais pour l’agriculture ; l’autre était destinée à l’usine voisine de la SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs) pour sa chimie fine.
  • L’ammoniac était également utilisé pour la fabrication de l’urée. Principalement utilisée dans les applications agricoles, l’urée sert également pour la production de mélamine, de colles urée-formol et d’acide cyanurique, et pour des débouchés industriels divers.
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Unité de production de l'ammoniac sur le site de Toulouse. © Grande Paroisse
Schéma de fabrication du nitrate d'ammonium. © Michel Berget

En 2000, d’importants investissements, à hauteur de 180 millions de francs (soit plus de 27 millions d’euros), avaient été réalisés pour accroître les capacités de production de l’usine, qui était ainsi devenue l’une des plus performantes d’Europe. Les capacités en ammoniac et en urée avaient toutes deux été portées à 370 000 tonnes par an. La capacité en nitrate d’ammonium était de 185 000 tonnes annuelles.

Sacs d'ammonitrates produits à l'usine AZF de Toulouse. © Grande Paroisse